vendredi, 22 juin 2007
DÉMÉNAGEMENT
AVIS À TOUS : L'ÎLE DÉSERTE DE LOUIS DÉMÉNAGE.
Pour plusieurs raisons (dont les options de présentation), vous me trouverez maintenant à ma Citadelle des livres.
Durant les prochains semaines, je vais surtout me concentrer sur le transport de textes déjà publiés sur ce blog. Ne soyez donc pas surpris de tomber sur de "vieux" billets. Je ne cesse pas de lire pendant ce temps. Des nouveaux textes devraient donc y apparaître bien vite.
Au plaisir de vous voir dans ma nouvelle demeure virtuelle.
Louis
jeudi, 08 février 2007
L'art de péter par Pierre Thomas Nicolas Hurtaut
Qu'est-ce que l'art ? Question combien complexe qui, depuis la nuit des temps, fut au coeur de nombreux et houleux débats. Forme d'expression à la fois personnelle et collective, l'art se transforme et s'adapte au fil du temps. L'art reflète toujours l'époque de laquelle il est issu. Il arrive cependant qu'une forme d'expression survive aux siècles. Prenons pour exemple cet étrange essai datant de 1751 : L'art de péter par un certain Pierre Thomas Nicolas Hurtaut.
Éducatif et rogilo, ce livre nous apprend, entre autres, qu'être esclave du préjugé peut coûter cher. Par exemple, une femme qui, par coquetterie, n'avait plus pété depuis douze ans (!!!), est morte de s'être trop retenue... J'en conviens, nous voilà à mille lieux de L'art d'aimer (Ovide) ou encore L'art de la guerre (Sun Tzu). Du même souffle, je vous demande, qu’est-ce qui est le plus utile à une société qui veut vivre paisiblement : un essai sur la guerre ou un essai sur les pets ? Démagogie que tout cela, je sais...
Quelques anecdotes :
Selon Aristophane, Socrate formula l'hypothèse que le vrombissement des moustiques était le résultat d'une expulsion continue de gaz.
Edward de Vere, comte d'Oxford péta pendant qu'il prêtait serment à la reine Élisabeth I, et s'infligea pour cela lui-même un exil de sept ans.
De plus, si on en croit Wikipedia : "Le pet a fait l'objet de nombreuses études scientifiques. Les scientifiques semblent même lui porter un intérêt tout particulier. Par exemple, le Prix Ig Nobel de biologie a été attribué en 1994 à W. Brian Sweeney, Brian Krafte-Jacobs, Jeffrey W. Britton, et Wayne Hansen, pour leur étude sur la prédominance de soldats constipés dans les troupes déployées par les États-Unis, et particulièrement pour leur analyse numérique de la fréquence des mouvements d'entrailles."
Je sais aussi que je réagis avec un certain retard, puisque L'art de péter se trouvait parmi les dix livres les plus vendus en France quelques jours avant Noël. Mais voilà, les éditeurs français mettent toujours un temps fou à atteindre les libraires québécois.
Ce retard me permet d'émettre une petite réserve (non émise en France) quant à ce livre. Bien que fort amusant, L'art de péter demeure trop "scolaire". Son ton didactique et froid nous fait parfois perdre de vue l'humour de chaque page. Que le texte fut rédigé et publié en plein siècle des Lumières y est certes pour beaucoup. On n'écrivait pas n'importe comment à l'époque ! Il demeure qu'il faut être préparé à lire un essai écrit de la sorte.
Pierre Thomas Nicolas Hurtaut, L'art de péter, éd Payot, 2006, ISBN 2228901148
© L'île déserte de Louis
04:45 Publié dans Curiosités littéraires, Essais, Lectures au petit coin | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
dimanche, 07 janvier 2007
Le grand livre du petit coin par Sabine Bourgey et Alain Schneider
Il me faisait de l'oeil depuis deux semaines. Chaque fois que je me mettais le pied dans ma librairie favorite, il se trouvait là à m'attendre. Puis, il y a deux jours, j'ai craqué. Malgré le prix quelque peu élevé, je l'ai acheté : Le grand livre du petit coin!
Le quoi ? Le grand livre du petit coin... 420 pages de citations, d'articles, de chansons, de faits-divers, de curiosités de l'histoire et d'images (pubs, photos, films, peintures, etc.) qui, mis ensemble, forment une incroyable visite guidée des toilettes.
Quelques petits extraits :
Les Japonais souhaitant que l'on n'entende aucun bruit révélateur pendant qu'ils sont aux toilettes avaient tendance à tirer la chasse d'eau sans discontinuer. Pour résoudre ce gaspillage d'eau, les toilettes des lieux publics sont munies d'un petit bouton doté d'un haut-parleur placé à côté du siège qui déclenche un bruit de chasse d'eau. (p.32)
Magic John est la solution pour 25$ pour éviter bien des reproches à la gent masculine en mettant les mains dans leur pipi et éliminer les risques de germes : une pédale à installer en cinq minutes à côté de la cuvette faisant monter et descendre le siège. (p.172)
Durant l'année 2005, ont été consommés : 15 596,6 millions de rouleaux en Europe. (p.258)
Rien de bien sérieux en somme, je vous l'accorde. Et alors ? Pourquoi encombrer vos cabinets de magazines soporifiques ou de vieilles BD quand vous pouvez vous divertir et impressionner vos amis avec un tel livre ? En cas de panique de type "cadeau de dernière minute", vous ne trouverez pas mieux... si vous parvenez à le donner.
Sabine Bourgey et Alain Schneider, Le grand livre du petit coin, éd. Horay, coll. Cabinet de curiosités, 2006, 420 pages, ISBN 2705804358.
© L'île déserte de Louis
19:42 Publié dans Lectures au petit coin | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 06 janvier 2007
Lectures au petit coin
La nouvelle année amène son lot de changements. Pour ma part, je vous propose cette nouvelle catégorie : Lectures au petit coin. Son contenu ? Des livres dont le sujet principal est la lecture dite "de siège".
Je ne peux prédire si les titres qui vous y retrouverez seront nombreux. Il reste que je sentais le besoin de créer une catégorie pour un genre si peu reconnu. Alors, si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à m'en faire part.
D'ici là, je vous propose ces quelques liens internet :
1. Au petit coin
2. Le guide de tous les WC du monde (!!!)
3. La communauté des toilettes
Bonnes lectures...
19:05 Publié dans Lectures au petit coin | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 01 mai 2006
Lire aux cabinets par Henry Miller
Il y a de ces petits livres dont on ne sait trop qu’en penser : Doit-on les prendre au sérieux ? Doit-on en rire ? Que racontent-ils au juste ? Voilà précisément de quelle façon j’ai réagi à la première lecture de Lire aux cabinets de Henry Miller.
Lire aux cabinets est un petit essai de 64 pages (tiré de Souvenir Souvenir) dans lequel Miller se penche sur cette activité plus lourde d'implications qu'on ne le croit. Plus précisément, l’auteur s’intéresse à la lecture pratiquée dans les endroits les plus étranges qui soient. Miller s’interroge ainsi à savoir s’il ne vaudrait pas mieux profiter de ce moment pour se retrouver face à soi-même et se concentrer sur un processus naturel, ou encore sur la façon dont un mari devrait gèrer son impatience devant sa femme qui s'enferme pendant une heure au petit coin pour bouquiner. À ces questions, combiens cruciales, s’ajoute celle de l’aménagement des lieux en une véritable bibliothèque.
On s’en doute, Miller fait ici dans la métaphysique des tubes avec un humour qui se veut parfois un brin critique. Le prétexte des toilettes permet d’aborder le monde des livres tel que plusieurs le vivent (pensons aux œuvres de Borges, Alberto Manguel et même celles de Bernard Werber, où on y lit souvent dans les cabinets). Au détour nous attendent quelques réflexions sur la solitude humaine et une envie irrésistible d’inscrire quelques remarques en marge des pages, histoire d’enrichir l’œuvre de nos propres réflexions.
Lire aux cabinets est un petit livre pour les grands lecteurs. Pour nous qui ne pouvons pas vivre une journée sans bouquin, il est agréable de voir que nous ne sommes pas seuls.
Henry Miller, Lire aux cabinets, éd. Allia, coll. Petite collection, 2000, 64 pages, ISBN, 2844850367
© L'île déserte de Louis
11:40 Publié dans Curiosités littéraires, Lectures au petit coin | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Henry Miller, découverte littéraire

