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<title>L'Ile déserte de Louis : Une bibliothèque idéale - Un blog littéraire et de critiques de lectures - essais</title>
<description>Une bibliothèque idéale sous forme de blog qui ne sera jamais complet</description>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>DÉMÉNAGEMENT</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2007/06/22/déménagement.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Curiosités littéraires</category>
<category>Équarrissage littéraire et autres déceptions</category>
<category>Essais</category>
<category>Internet et la littérature</category>
<category>Lectures au petit coin</category>
<category>Poésie</category>
<category>Romans</category>
<pubDate>Fri, 22 Jun 2007 14:54:08 -0500</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/thumb_EXCLAMATION.5.JPG&quot; alt=&quot;medium_EXCLAMATION.5.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;AVIS À TOUS : L'ÎLE DÉSERTE DE LOUIS DÉMÉNAGE.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour plusieurs raisons (dont les options de présentation), vous me trouverez maintenant à ma &lt;a href=&quot;http://citadelledeslivres.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Citadelle des livres&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les prochains semaines, je vais surtout me concentrer sur le transport de textes déjà publiés sur ce blog. Ne soyez donc pas surpris de tomber sur de &quot;vieux&quot; billets. Je ne cesse pas de lire pendant ce temps. Des nouveaux textes devraient donc y apparaître bien vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plaisir de vous voir dans &lt;a href=&quot;http://citadelledeslivres.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ma nouvelle demeure virtuelle&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis
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<title>À reculons, comme une écrevisse par Umberto Eco</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2007/03/13/à-reculons-comme-une-écrevisse-par-umberto-eco.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Équarrissage littéraire et autres déceptions</category>
<category>Essais</category>
<pubDate>Tue, 13 Mar 2007 07:50:00 -0500</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/thumb_À_reculons_comme_une_écrevisse.jpg&quot; alt=&quot;medium_À_reculons_comme_une_écrevisse.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Le 11 septembre, la guerre en Afghanistan et en Irak, le populisme médiatique au pouvoir : les premières années du troisième millénaire ne pouvaient pas échapper à l'analyse ravageuse d'Umberto Eco. Il en ressort que depuis quelque temps, le monde marche à reculons, de plus en plus vite, de plus en plus dramatiquement. Après la chute du mur de Berlin, il a fallu exhumer de vieux atlas pour retrouver les frontières oubliées depuis la guerre de 1914. De la guerre froide, on s'est empressé de retourner aux guerres les plus chaudes. Nous avons ressuscité le vieux combat entre Islam et Chrétienté, et le cri ancestral de &quot; Sauve qui peut, voilà les Turcs ! &quot; nous ramène au temps des Croisades. Le fantôme du Péril jaune resurgit, comme l'anti-darwinisme, l'antisémitisme, voire le contentieux que l'on croyait pourtant bien enterré entre l'Église et l'État... Il semblerait que l'Histoire, à bout de souffle après les bonds qu'elle a effectués au cours des deux précédents millénaires, se soit affaissée sur elle-même et se précipite à reculons, comme une écrevisse.&lt;/em&gt; (Quatrième de couverture)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette quatrième de couverture a de quoi nous faire baver dans notre sac de chips! Qui pourrait lever le nez sur un recueil d'essais, principalement écrits entre 2000 et  2004, du grand Umberto Eco? Le génie derrière des romans tels &lt;em&gt;Le nom de la rose&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L'île du jour d'avant &lt;/em&gt;de même que de nombreux essais (&lt;a href=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/02/14/comment-voyager-avec-un-saumon-de-umberto-eco.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Comment voyager avec un saumon?&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/06/15/de-la-litterature-par-umberto-eco.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;De la littérature,&lt;/a&gt; etc.) fait courir des hordes de lecteurs à travers le monde. Et puis, un rapide coup d’œil à la table des matières nous convainc davantage qu'IL NOUS FAUT LIRE ce livre. Comment résister à des titres d'articles comme : &quot;Science, technologie et magie&quot;, &quot;Ordures et bananes&quot;, &quot;Sur l'âme des embryons&quot;, &quot;Croire à Dan Brown&quot;, etc. ? Comment résister à un tel livre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici un conseil : résistez à cette tentation. La lecture de &lt;em&gt;À reculons, comme une écrevisse&lt;/em&gt; est ma première déception littéraire de l'année. Ce n'est pas que la plume de Eco s'est émoussée, bien au contraire. L'intelligence et l'humour sont toujours au rendez-vous. De plus, les sujets qu'il aborde sont d'un très grand intérêt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il est où le bobo ? Le bobo, il est dans l'angle d'approche de la majorité des textes. Les remarques et réflexions d'Eco portent essentiellement sur l'actualité italienne. En fait, tout tourne autour de la culture italienne (politique, histoire, cinéma, grandes compagnies, scandales, etc.). Dès lors, une distance s'instaure immanquablement entre le lecteur et le texte. Les nombreuse notes de bas de page témoignent d'ailleurs de la conscience qu'avait les éditions Grasset de cette &quot;faiblesse&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, même quand Eco réfléchit sur des sujets autres qu'italiens, il n'y réfléchit pas longtemps. &lt;em&gt;À reculons, comme une écrevisse&lt;/em&gt; n'est pas la somme d'intenses efforts intellectuels. Certains essais déçoivent par leur peu de contenu, le plus savoureux résidant généralement dans leur titre. Il est vrai que la plupart de ces textes furent d'abord publiés sur une base régulière dans les grands quotidiens d'Italie. Il est impossible pour un écrivain de toujours &quot;pondre&quot; d'excellents essais à un tel rythme, et ce, même lorsque cet écrivain se nomme Umberto Eco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Umberto Eco, &lt;em&gt;À reculons, comme une écrevisse&lt;/em&gt; [trad. de l'italien par Myriam Bouzaher, Mario Fusco, Pierre Laroche, Diane Ménard et Roberto Negri], éd. Grasset, 2006, 422 pages, ISBN 2246714419.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© L'île déserte de Louis
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<title>L'affaire homme par Romain Gary</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2007/02/16/l-affaire-homme-par-romain-gary.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Essais</category>
<pubDate>Fri, 16 Feb 2007 09:35:00 -0600</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/thumb_L_affaire_l_homme.jpg&quot; alt=&quot;medium_L_affaire_l_homme.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;L'Affaire homme réunit pour la première fois en un volume de nombreux textes de Romain Gary publiés entre 1957 – époque des Racines du ciel – et 1980, l'année de sa mort. Certains de ces textes, inconnus du public français, sont traduits de l'anglais. Il ne s'agit pas de textes de fiction, mais de prises de position, de commentaires, de réflexions et d'analyses ayant pour objet la société, l'homme, la femme, le monde comme il va – et bien souvent comme il ne va pas du tout. Gary, de fait, ne se contentait pas de s'exprimer publiquement par le biais de l'écriture romanesque ou du cinéma. Présent dans la presse française et américaine, constamment interviewé, sollicité, préfacier de lui-même parfois, des autres occasionnellement, Gary n'a pas cessé de réagir aux événements de son siècle en manifestant à chaque fois son attachement à ce principe exposé par lui au début des années 50. (Quatrième de couverture)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romain Gary surprend toujours. Alors qu'on croit bien connaître ses œuvres, nous en découvrons une nouvelle, différente des précédentes. Que l'on songe à &lt;em&gt;Les racines du ciel&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Au-delà de cette limite&lt;/em&gt;..., &lt;a href=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/03/03/l-homme-a-la-colombe-par-romain-gary-fosco-sinibaldi.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'homme à la colombe &lt;/a&gt;(signé Fosco Sinibaldi) ou &lt;em&gt;La vie devant soi &lt;/em&gt;(signé Émile Ajar), sa plume crée sans cesse des romans d'une rare beauté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la publication de &lt;em&gt;L'affaire homme&lt;/em&gt;, les éditions Gallimard marquent le 25e anniversaire de la mort de Romain Gary. La sortie d'un tel recueil donne d'abord l'impression d'un coup mercantile :&quot; Ça fait 25 ans, il faut en profiter pour vendre quelque chose... n'importe quoi&quot;. Rassurez-vous, &lt;em&gt;L'affaire homme &lt;/em&gt;est une oeuvre fort intéressante et bien remplie. Dès lors, sa publication me semble très justifiée. On y découvre Romain Gary l'essayiste, l'homme derrière l'auteur. Si certains de ses textes abordent son œuvre fictionnelle (&lt;em&gt;La marge humaine&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La marge humaine&lt;/em&gt;), plusieurs touchent des préoccupations aujourd'hui actuelle (&lt;em&gt;De combien d'avertissements avons-nous besoins&lt;/em&gt;... une mise en garde écologique qui aurait pu être écrite en 2007). À cela s'ajoute quelques réflexions politiques, en particulier sur les nombreuses faiblesses de l'ONU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cependant été très surpris de découvrir un Romain Gary misogyne... ou à tout le moins très conservateur sur la &quot;question&quot; du rôle de la femme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;La notion sommaire et grossière d'égalité des sexes, telle qu'on la conçoit aujourd'hui, est d'une telle absurdité qu'elle crée plus de cas d'homosexualité, de frigidité et d'impuissance que toute autre cause de la psychiatrie [...] Autrement dit, la femme assume le rôle de l'homme dans la société et le foyer. Ce rôle contre nature de la mère est souvent cause d'homosexualité chez les enfants, ce qui explique probablement pourquoi l'homosexualité et la frigidité sont de nos jours des maladies qui se propagent. (p.82-83)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cherché dans ces lignes, et celles qui les suivent, l'indice d'une quelconque ironie, mais en vain. Enfin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'encourage malgré tout les admirateurs de Gary à lire ce recueil d'essais. La concision de ses textes (généralement moins de cinq pages) et la force de ses arguments en font un incontournable auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romain Gary, &lt;em&gt;L'affaire homme&lt;/em&gt;, éd. Gallimard, coll. Folio, 2005, 256 pages, ISBN 207030759X. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; © L'île déserte de Louis
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<title>L'art de péter par Pierre Thomas Nicolas Hurtaut</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2007/02/08/l-art-de-peter-par-pierre-thomas-nicolas-hurtaut.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Curiosités littéraires</category>
<category>Essais</category>
<category>Lectures au petit coin</category>
<pubDate>Thu, 08 Feb 2007 04:45:00 -0600</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/thumb_L_art_de_peter.jpg&quot; alt=&quot;medium_L_art_de_peter.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Qu'est-ce que l'art ? Question combien complexe qui, depuis la nuit des temps, fut au coeur de nombreux et houleux débats. Forme d'expression à la fois personnelle et collective, l'art se transforme et s'adapte au fil du temps. L'art reflète toujours l'époque de laquelle il est issu. Il arrive cependant qu'une forme d'expression survive aux siècles. Prenons pour exemple cet étrange essai datant de 1751 : &lt;em&gt;L'art de péter&lt;/em&gt; par un certain Pierre Thomas Nicolas Hurtaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éducatif et rogilo, ce livre nous apprend, entre autres, qu'être esclave du préjugé peut coûter cher. Par exemple, une femme qui, par coquetterie, n'avait plus pété depuis douze ans (!!!), est morte de s'être trop retenue... J'en conviens, nous voilà à mille lieux de &lt;em&gt;L'art d'aimer&lt;/em&gt; (Ovide) ou encore &lt;em&gt;L'art de la guerre&lt;/em&gt; (Sun Tzu). Du même souffle, je vous demande, qu’est-ce qui est le plus utile à une société qui veut vivre paisiblement : un essai sur la guerre ou un essai sur les pets ? Démagogie que tout cela, je sais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques anecdotes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Selon Aristophane, Socrate formula l'hypothèse que le vrombissement des moustiques était le résultat d'une expulsion continue de gaz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edward de Vere, comte d'Oxford péta pendant qu'il prêtait serment à la reine Élisabeth I, et s'infligea pour cela lui-même un exil de sept ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, si on en croit &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Flatulence&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Wikipedia &lt;/a&gt;: &quot;Le pet a fait l'objet de nombreuses études scientifiques. Les scientifiques semblent même lui porter un intérêt tout particulier. Par exemple, le Prix Ig Nobel de biologie a été attribué en 1994 à W. Brian Sweeney, Brian Krafte-Jacobs, Jeffrey W. Britton, et Wayne Hansen, pour leur étude sur la prédominance de soldats constipés dans les troupes déployées par les États-Unis, et particulièrement pour leur analyse numérique de la fréquence des mouvements d'entrailles.&quot;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais aussi que je réagis avec un certain retard, puisque &lt;em&gt;L'art de péter &lt;/em&gt;se trouvait parmi les dix livres les plus vendus en France quelques jours avant Noël. Mais voilà, les éditeurs français mettent toujours un temps fou à atteindre les libraires québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce retard me permet d'émettre une petite réserve (non émise en France) quant à ce livre. Bien que fort amusant, &lt;em&gt;L'art de péter&lt;/em&gt; demeure trop &quot;scolaire&quot;. Son ton didactique et froid nous fait parfois perdre de vue l'humour de chaque page.  Que le texte fut rédigé et publié en plein siècle des Lumières y est certes pour beaucoup. On n'écrivait pas n'importe comment à l'époque ! Il demeure qu'il faut être préparé à lire un essai écrit de la sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Thomas Nicolas Hurtaut, &lt;em&gt;L'art de péter&lt;/em&gt;, éd Payot, 2006, ISBN 2228901148&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© L'île déserte de Louis
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<title>Petit cours d'autodéfense intellectuelle par Normand Baillargeon</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2007/01/19/petit-cours-d-autodefense-intellectuelle-par-normand-baillar.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Curiosités littéraires</category>
<category>Essais</category>
<pubDate>Fri, 19 Jan 2007 05:35:00 -0600</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/thumb_Autodefense_intellectuelle.jpg&quot; alt=&quot;medium_Autodefense_intellectuelle.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Essai de 300 pages fort bien fait, &lt;em&gt;Petit cours d'autodéfense intellectuelle&lt;/em&gt; (Normand Baillargeon) dénonce habilement et avec humour les manipulations quotidiennes dont nous sommes victimes. Médias, publicités et statistiques, les plus grands illusionnistes de l'information voient un à un leur mécanisme démonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &quot;méchant&quot; numéro un reste le langage lui-même, ou plutôt l'emploi que certains en font afin de nous faire gober n'importe quoi. Pour preuve, voici un petit exemple qu'utilise Ballairgeon (il s'agit d'un texte rédigé en 1988, puis mis sur internet bien des années plus tard) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;strong&gt;Le tueur invisible&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le monoxyde de dihydrogène est sans couleur, sans odeur et sans saveur et il tue des milliers de personnes chaque année. La plupart de ces morts sont causées par une ingestion accidentelle. Une exposition prolongée à sa forme solide peut causer de sérieux dommages à l'organisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monoxyde dihydrogèné :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Contribue à l'effet de serre&lt;br /&gt;- A été retrouvé dans les tumeurs extraites à des patients cancéreux&lt;br /&gt;- Est utilisé dans les centrales nucléaires&lt;br /&gt;- Est utilisé dans la diffusion de pesticides&lt;br /&gt;- Sert comme additif dans certains aliments de restauration rapide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement a refusé de bannir la production, la distribution ou l'utilisation de ce nuisible produit chimique, alléguant son &quot;importance dans la santé économique de notre pays&quot;.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, où se trouve le mensonge ? Il n'y a en pas... La manipulation vient ici de nos lacunes (probables) scientifiques, car le &quot;monoxyde de dihydrogène&quot; est surtout connu sous un autre mot : eau !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le langage, Baillargeon s'emploie à simplifier le monde des statistiques. L'adage dit que l'on peut tout faire dire aux chiffres, il suffit de savoir s'y prendre. Rien de plus vrai. L'auteur consacre ainsi une cinquantaine de page à démystifier les mathématiques et les probabilités. Rien de très complexe. Je m'y suis retrouvé facilement, et ce, malgré mon dégoût des mathématiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux moyens de dizaines d'exemples, de graphiques et d'évènements tirés de l'actualité de la réalité, Normand Baillargeon rend son &lt;em&gt;Petit cours d'autodéfense intellectuelle&lt;/em&gt; accessible pour tous et, plus important encore, fort intéressant à lire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en connaître davantage sur cet essai, cous trouverez &lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/63746.shtml#&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici une entrevue audio&lt;/a&gt; réalisé par Marie-France Bazo pour Radio-Canada et, &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2006/04/ACCARDO/13391&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, une brève critique du Monde diplomatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Normand Baillargeon, &lt;em&gt;Petit cours d'autodéfense intellectuelle&lt;/em&gt;, éd. LUX, 2005, 340 pages, ISBN 2895960062.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© L'île déserte de Louis
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<title>Le Quidditch à travers les âges par J.K. Rowling</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/07/04/le-quidditch-a-travers-les-ages-par-j-k-rowling.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Curiosités littéraires</category>
<category>Essais</category>
<pubDate>Tue, 04 Jul 2006 09:05:00 -0500</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/thumb_quidditch.jpg&quot; alt=&quot;medium_quidditch.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Le Quidditch à travers les âges est un des livres les plus empruntés à la bibliothèques de l'école Poudlard. Mme Pince, notre bibliothécaire, m'a confié que, presque chaque jour, on le tripote, on lui bave dessus, un grand compliment pour un livre, quel qu'il soit. Bien que je me sois efforcé de neutraliser les habituels sortilèges destinés à protéger les ouvrages de la bibliothèques, je ne saurais promettre qu'il n'en reste aucune trace dans ce volume.&lt;/em&gt; (Extrait de la préface)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Quidditch à travers les âges &lt;/em&gt;(par un certain Kennilworhty Whisp, aussi connu sous le nom de J.K. Rowling) est un amusant essai relatant avec sérieux l'histoire de ce jeu imaginaire qu'est le Quidditch. Ce court livre (95 pages) s'adresse aussi bien aux novice en matière de Harry Potter qu'aux inconditionnels du jeune sorcier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Quidditch n'a jamais existé, tout comme les balais volants, les dragons, les sorciers... et pourtant, ce petit essai tente fort habilement de nous convaincre du contraire. Graphiques, notes de bas de page, extraits de documents anciens, tout est mis en oeuvre afin de donner une histoire propre à ce jeu de soccer/foot/basketball volant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, saviez-vous qu'il y a pas moins de 700 motifs de fautes au Quidditch, ou encore que la création du club les Holyhead Harpies remonte à 1203 ? On apprend aussi l'origine du Vif d'Or et celle des Cognards.  Et on découvre en quoi consiste la fameuse Feinte des Gros Skis ! Terrain, règles, joueurs, évolution des balais...  Cette copie du très précieux volume conservé à la Bibliothèque Poudlard renferme toutes les réponses à toutes les questions sur le jeu préféré de Harry Potter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me paraît incroyable que &lt;em&gt;Le Quidditch à travers les âges &lt;/em&gt;soit demeuré si secret depuis sa sortie il y a 5 ans. Il est vrai que ce petit livre s'attarde à un aspect bien particulier du monde des sorciers, et qu'il ne met pas en scène Harry Potter. N'empêche, on s'amuse beaucoup à la lecture de cet &quot;essai&quot; davantage destiné aux adultes qu'aux enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J.K. Rowling, &lt;em&gt;Le Quidditch à travers les âges&lt;/em&gt;, éd. Gallimard Jeunesse, 2001, 95 pages,  ISBN 2070549275.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© L'île déserte de Louis
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<title>Une histoire de la littérature par Alberto Manguel</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/05/19/une-histoire-de-la-litterature-par-alberto-manguel.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Essais</category>
<category>Sur la littérature</category>
<pubDate>Thu, 18 May 2006 08:50:00 -0500</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/medium_une_histoire_de.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Nous, lecteurs d’aujourd’hui, que l’on dit menacés d’extinction, nous avons encore à apprendre ce que c’est qu’un livre. Notre avenir – l’avenir de l’histoire de nos lectures – fut exploré par saint Augustin, qui tentait de distinguer le texte vu avec les yeux de l’esprit du texte lu à haute voix ; par Dante, qui s’interrogeait sur les limites de la capacité d’interprétation des lecteurs; par dame Murasaki, qui défendait la spécificité de certaines lectures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passé de cette histoire se trouve devant nous...&lt;/em&gt;(Alberto Manguel, p.39)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire l’avenir, lire des images, écouter lire, lire en silence... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une histoire de la lecture&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Alberto Manguel est un petit bijou, un morceau de vie dans la mer stagnante des essais sur la littérature. Plutôt que de vouloir faire de littérature une science (songeons à tous les Gérard Genette et Todorov de ce monde), Manguel nous raconte avec talent l’histoire du livre et de la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, on y retrouve ces nom légendaires que sont Pline, Dante, Cervantès, Rabelais, Victor Hugo et Borges. Il faut bien attirer le lecteur. Cependant, la force véritable de &lt;em&gt;Une histoire de la lecture &lt;/em&gt;réside dans le recours à l’anecdote. Véritable érudit, Manguel ose sortir des sentiers battus et dévoile ce que la « petite histoire » gardait secrètement depuis des siècles. Ainsi, ce dernier s’attarde, entre autres, à des sujets tels : la forme du livre, les voleurs de livres, les lectures interdites et les « fous » des livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’aveu même de l’auteur, il lui aura fallu une dizaine d’années pour écrire ce livre. Le résultat d’un tel investissement démontre bien le caractère personnel de l’œuvre. &lt;em&gt;Une histoire de la lecture &lt;/em&gt;n’a rien du manuel didactique et ennuyeux. Manguel écrit au souvent « je ». Il utilise l’expérience personnelle afin d’unir les thèmes qu’il aborde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais aussi ajouter que la traduction de Christine Leboeuf (traductrice de très grand talent de Paul Auster et Russel Banks) est absolument parfaite. Le ton intime de Manguel et la richesse de son vocabulaire ne perdent rien de leur très grande qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une histoire de la littérature &lt;/em&gt;est un livre passionnant que j’ai lu plusieurs fois, un essai savant mais non prétentieux, le résultat d’une recherche phénoménale qui ne cesse de m’étonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alberto Manguel, &lt;em&gt;Une histoire de la littérature &lt;/em&gt;[trad. de l’anglais par Christine Leboeuf], éd. Actes Sud, coll. Babel, 2000 [1998], 432 pages, ISBN 2742723994&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© L'île déserte de Louis
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<title>L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu par Bernard Werber</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/04/26/l-encyclopedie-du-savoir-relatif-et-absolu-par-bernard-werbe.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Curiosités littéraires</category>
<category>Essais</category>
<pubDate>Wed, 26 Apr 2006 10:15:00 -0500</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/medium_encyclopedie.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Je n’ai jamais aimé les mathématiques, ni la physique et la biologie. Les sciences m’ont toujours paru fondamentalement trop complexes pour moi. Même les manuels de vulgarisation me semblent plus effrayants que rassurants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais je n’aurais cru qu’un jour un livre parviendrait à me faire apprécier le monde de la science. Voilà pourtant le petit miracle qu’aura permis &lt;em&gt;L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu &lt;/em&gt;de Bernard Werber. Comme son titre l’indique, ce recueil couvre (partiellement, bien entendu) le Savoir humain des 2 000 dernières années. Rien que ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alchimie, mathématique, kabbale, archéologie, hydromel, censure, religions, sexualité, révoltes… tout y passe. Avec une telle liste d’épicerie, Werber aurait aisément pu tomber dans la facilité. Il va de soi que l’auteur de Les &lt;em&gt;fourmis&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L’empire des anges &lt;/em&gt;et de &lt;em&gt;Nous les Dieux &lt;/em&gt;évite cet écueil avec talent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présentée sous la forme encyclopédique, &lt;em&gt;L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu &lt;/em&gt;est un résumé des sujets abordés par Werber dans ses œuvres de fiction. Cela ne veut pas dire pour autant que les informations contenues dans le livre sont fausses, bien au contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu &lt;/em&gt;est de ces essais ( ?) grace auquel on apprend beaucoup. On découvre ainsi la formule mathématique qui nous permet de démontrer que 1 + 1 = 1 ou encore pourquoi les Chinoises sont incapables d’avoir des enfants au Tibet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans se prendre totalement au sérieux, Werber s’amuse malgré tout à nous communiquer un savoir « relatif » que l’on prend plaisir à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benard Werber, &lt;em&gt;L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu&lt;/em&gt;, éd. Le livre de poche, 2006 [2000], 270 pages, ISBN 2253155306.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© L'île déserte de Louis
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<title>Franchissez la ligne... par Salman Rushdie</title>
<link>http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/04/03/franchissez-la-ligne-par-salman-rushdie.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Essais</category>
<pubDate>Mon, 03 Apr 2006 17:05:00 -0500</pubDate>
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&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/medium_ligne.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le 14 février 1989 une fatwa – une guerre sainte – était lancée contre l’auteur indien Salman Rushdie (citoyen anglais depuis les années 1980). Son crime : être l’auteur d’un roman, &lt;em&gt;Les versets sataniques&lt;/em&gt;. Pendant plus de dix ans, Rushdie fut condamné à vivre dans l’anonymat. Sans domicile fixe, escorté en tout temps par des gardes du corps, il échappa à la mort alors que son traducteur chinois était assassiné et que ses traducteurs italien et norvégien étaient victimes de tentative de meurtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Salman Rushdie n’est toujours pas un homme tout à fait libre. Les évènements récents entourant la publication de caricatures dénaturant le prophète Mahomet ont d’ailleurs fait dire à certains intégristes que « l’affront » de l’Occident n’était pas étranger au roman de Rushdie. Tout ça, à cause d’une oeuvre... une oeuvre de fiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve dommage pour un écrivain de talent tel que Salman Rushdie de ne pas être lu davantage. Si la fatwa ne l’a pas tué physiquement, il reste que ses romans meurent lentement dans nos librairies et bibliothèques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éditions 10/18 publiaient récemment non pas un nouveau roman de Rushdie, mais &lt;strong&gt;Franchissez la ligne..&lt;/strong&gt;. , un recueil d’essais écrits entre 1992 et 2002. Dans ce livre, les sujets vont des écrivains contemporains (Arthur Miller, Edward Saïd, J.-M. Coetzee, Arundhati Roy) au cinéma en passant par la politique (américaine, indienne, anglaise et celle du Kosovo) et la musique rock (U2, les Rolling Stones). Si certains textes ont été inclus afin d’appâter manifestement un certain lectorat, il demeure que l’ensemble rejoint les grandes préoccupations de Rushdie, soit : la liberté (de dire, de penser et d’être), la langue, l’incertitude et les frontières, tant physiques qu’idéologiques. &lt;em&gt;Franchissez la ligne... &lt;/em&gt;est le fruit d’un auteur de fiction qui, contrairement à la majorité de ses confrères, propose un essai sur autre chose que la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, &lt;em&gt;Franchissez la ligne... &lt;/em&gt;est un recueil dans lequel Rushdie raconte pour la première fois les « années noires », de la fatwa. Il y parle des menaces anonymes, du soutient reçu de plusieurs chefs d’États et de l’insistance (lâche) du gouvernement anglais afin qu’il garde le silence, histoire que le pays ne devienne pas la cible de méchants intégristes. À travers une dizaine de textes, principalement entre 1992 et 1994 dans divers quotidiens, Rushdie esquisse l’horreur à laquelle il fut contraint pendant tant d’années. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’ai quarante-cinq ans et je ne peux quitter mon domicile sans autorisation. Je n’ai pas de clés dans mes poches. Parfois, il y a des « mauvais secteurs ». Pendant l’un de ces « mauvais secteurs », j’ai dormi dans treize lits différents en vingt nuits [...] J’ai appris à laisser filer : la colère l’amertume. Pour l’instant ma victoire c’est de ne pas me laisser briser, de ne pas perdre ma personnalité.&lt;/em&gt; (p.214).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est d’admettre que Salman Rushdie n’est pas qu’un grand romancier. Il est aussi un essayiste chevronné. Il sait faire rire, réfléchir et parvient même à nous communiquer la crainte qu’il éprouve encore parfois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salaman Rushdie, &lt;em&gt;Franchissez la ligne... &lt;/em&gt;[trad. de l’anglais par Phillippe Delamare], éd. 10/18, 2005 [2003], 427 pages, ISN2264040920&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© L'île déserte de Louis
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<title>Le livre des êtres imaginaires par Jorge Luis Borges</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Louis)</author>
<category>Essais</category>
<pubDate>Tue, 28 Feb 2006 21:10:00 -0600</pubDate>
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&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le livre des êtres imaginaires &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;est probablement le moins connu des livres de Jorge Luis Borges, et aussi le plus « terre à terre ». Terre à terre parce qu’il ne s’agit pas là d’une oeuvre de fiction. Contrairement à ses habitudes d’auteur, Borges ne cherche pas à nous perdre dans ses incroyables récits labyrinthiques. Nous nous trouvons dans un monde inconnu de &lt;em&gt;Fictions&lt;/em&gt;, du &lt;em&gt;Livre de sable &lt;/em&gt;et de &lt;em&gt;L’Aleph &lt;/em&gt;puisque &lt;em&gt;Le livre des êtres imaginaires &lt;/em&gt;est un bestiaire d’animaux imaginés par des auteurs de différentes époques.&lt;img src=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/images/medium_etres_imaginaires.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fiction demeure présente, mais pour être en quelque sorte &lt;em&gt;encyclopédiée&lt;/em&gt;. À travers 232 pages, Borges inventorie quelque 120 espèces puisées à même 2 000 ans d’histoire littéraires. Parfois connus (trolls, fées, harpies, gnomes) parfois inconnus (bahamout, barometz, garouda, talos), ces animaux nous sont présentés avec un style concis et sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas cherche le génie créateur de Borges dans &lt;em&gt;Le livre des êtres imaginaires&lt;/em&gt;. Le ton employé rappelle celui de ses Conférences. Rien n’est le fruit de l’imagination de Borges et ce dernier cite fréquemment ses sources. On s’amuse malgré tout parfois. Ainsi, c’est avec étonnement que j’ai appris que l’une des premières mentions écrites des Mandragores (ces plantes aux racines magiques aujourd’hui populaires grâce à Harry Potter) pouvaient être trouvées... dans la Bible (Genèse XXX, 14)!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, &lt;em&gt;Le livre des êtres imaginaires &lt;/em&gt;contient trop peu d’espèces pour être vraiment intéressant. Contrairement au &lt;em&gt;Dictionnaire des lieux imaginaires &lt;/em&gt;(Alberto Manguel), il manque d’érudition. On sent que Borges a couché sur le papier ce dont il se souvenait sans avoir poussé davantage l’effort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre agréable, sans plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jorge Luis Borges (avec la collaboration de Margarita Guerrero), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le livre des êtres imaginaires &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;[trad. de l’espagnol par F. Rosset, G. Estrada et Y. Péneau], éd Gallimard, coll. L’imaginaire, 2004, 232 pages, 15,25$ canadiens ou 8,00 €, ISBN 2070711021.
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