samedi, 07 avril 2007

Contes de ma mère l'Oye par Charles Perrault

medium_Les_contes_de_ma_mère_l_Oye.jpg J'ai 28 ans. De toute évidence, je ne suis plus un enfant. Depuis longtemps, je n'ai plus besoin d'histoires pour m'endormir. Et pourtant, cette semaine, j'ai soudain ressenti le besoin de redécouvrir ces contes qui, autrefois, me portaient jusqu'au sommeil...

J'ignore ce que serait devenu l'enfant que j'étais (que je suis encore ?) sans Charles Perrault. Sans lui, peut-être jamais n'aurais-je connu le Petit Chaperon rouge, le Petit Poucet, Cendrillon et le Chat botté. Il est fascinant de redécouvrir ces histoires issues du 17e siècle. Mes yeux et mon imagination de "grande personne" se surprennent à revivre les mêmes émerveillements et les mêmes terreurs que lorsque j'avais 6 ans.

"Il était une fois...", ces paroles me paraissent magiques tant elles évoquent un monde de possibilités infinies. Certaines surprises m'attendaient malgré tout lors de ma première véritable lecture de ces récits racontés des dizaines de fois par mon père. C'est ainsi que j'ai découvert que le Petit Chaperon rouge ne se fait pas secourir par un valeureux bûcheron à la fin du conte, tout comme Barbe bleue est beaucoup plus horrible que dans les versions de Walt Disney.

Si vous avez la nostalgie de votre enfance, ou encore que vous êtes à votre tour parent, je vous conseille vivement de (re)découvrir les Contes de ma mère l'Oye. On y retrouve une telle naïveté qu'il est impossible de ne pas ressentir le passé nous habiter à nouveau.

En terminant, je sais qu'il existe des dizaines d'éditions offrant les Contes de ma mère l'Oye. Pour ma part, je vous conseille vivement celle disponible chez Gallimard dans la collection Folio plus classiques. Les dossiers qui accompagnent les textes sont très complets. On y retrouve, entre autres, une études très intéressantes des nombreuses versions du Petit Chaperon rouge.

Chalres Perrault, Contes de ma mère l'Oye, éd. Gallimard, coll. Folio plus classiques, 2006, 292 pages, ISBN 2070339386.

© L'île déserte de Louis

jeudi, 05 avril 2007

Nouveaux blogs...

Je viens tout juste de me rendre compte que ma liste "Littérature virtuelle" (à gauche) n'avait pas été mise à jour depuis des mois. Je peux parfois être d'une lenteur ! J'y ai donc apporté quelques modifications. Vous y retrouverez quelques nouveaux blogs, alors que certains ont disparu (victime du temps).

Il y a de fortes chances pour que quelques omissions s'y soient glissées. N'ayez crainte, la tortue que je suis est maintenant consciente de ses problèmes de lenteur et a remédié à la situation !

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mercredi, 04 avril 2007

Le dictateur et le hamac par Daniel Pennac

medium_Le_dictateur_et_le_hamac.jpgVous connaissez Manuel Pereira de Ponte Martins ? Non ? Normal, il n’existe pas. Il s’agit du dictateur agoraphobe inventé par Daniel Pennac dans son dernier roman, une capiteuse fiction de quelque quatre cents pages sur l’illusion du pouvoir et la réalité de l’imagination… Quelques mots sur l’histoire. Un jour, Manuel Pereira de Ponte Martins, sorte de synthèse parfaite de tous les dictateurs qui hantent l’histoire humaine, se met à désirer un objet impossible et monstrueux : le pouvoir. Mais pour s’assurer le pouvoir sur le pouvoir, il se trouve rapidement dans l’obligation de se faire remplacer par un sosie… Vous devinez peut-être la suite ? Le sosie lui ressemble tellement qu’il en vient, lui aussi (et comme par hasard) à exprimer le même désir : s’assurer le pouvoir en le contrôlant depuis l’illusion de lui-même, son double, le sosie. Étrange, non ? Au regard de la tournure d’esprit plutôt déviante de nombreux dictateurs, pas vraiment. Quelques noms de méchants à moustache ayant récemment utilisé des sosies vous sont peut-être d’ailleurs déjà venus à l’esprit… (Résumé de la Fnac)

Que dire de ce roman, sinon que je l'ai tout simplement adoré ! Après des années à étirer la sauce des aventures de Malaussène, Pennac nous offre du nouveau, du vrai nouveau : Le dictateur et le hamac. Nous quittons Paris et Belleville pour nous retrouver plongés en plein Brésil des années 1920... un Brésil rêvé par un auteur rêvant dans son hamac.

Vous l'aurez compris, Pennac sort des sentiers battus avec Le dictateur et le hamac. À tout le moins, il sort de ses sentiers battus, car, à la lecture des premières pages, nous avons l'impression de présences familières : Borges (Fictions), Queneau (Les fleurs bleues), Calvino (Les villes invisibles)... Puis, nous plongeons dans les années 1920 et nous voyons le dictateur Manuel Pereira tomber peu à peu sous le charme du cinéma muet. Au détour, nous croisons Charlie Chaplin et assistons à quelques tours de magie dans lesquels l'illusion n'est pas nécessairement là où on la croit être.

Si vous êtes amateurs de vieux films en noir et blanc ou encore de cinéma muet, vous devez lire Le dictateur et le hamac. Bien plus qu'une métaphore sur l'immuable continuité du pouvoir, ce roman en est un sur le plaisir de lire et d'imaginer des vies possibles.

Extrait :

Aux yeux du lecteur, les personnages ne « naissent » pas, ils existent dès leur apparition dans le texte. Pas de naissance, pas de croissance, pas d'apprentissage, une seule mission : être là d'entrée de jeu. Ils peuvent s'épaissir au fil des pages, bien sûr ; mais d'abord : « être là ». Or, un personnage n'est vraiment là que s'il échappe à la péripétie qui a rendu son apparition nécessaire, à la fonction qui prétende le définir, en un mot aux ficelles que l'auteur croit tirer.


Roman tiroirs, fable extravagante, anti-roman, hommage brillant à Charlie Chaplin, les mots me manquent pour décrire ce roman tant il est à la fois complexe et réussi!

Daniel Pennac, Le dictateur et le hamac, éd Gallimard, coll. Folio, 2005, 410 pages, ISBN 2070307050.

© L'île déserte de Louis

lundi, 02 avril 2007

Me voici de retour

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Me voici de retour après une pause de plus de deux semaines. Je n'étais pas parti ni malade. Seulement, le temps me manquait et j'ai dû mettre en suspend mes activités de bloggueurs.

J'ai passé ces dernières semaines à travailler et à corriger des dissertations portant sur L’Écume des jours. Puisque je n'ai rien lu de nouveau, je vous propose quelques perles de lecture issues de mes corrections :

1. Auteur prolifique, Boris Vian aura connu sa part de scandales avec la publication de J'irai pisser sur vos tombes [et non pas J'irai cracher sur vos tombes] en 1947...

2. Son excision [et non pas excitation] était telle qu'elle ne pouvait se contenir...

3. Colin n'ignore pas que Nicolas semble savoir ce que lui-même prétend savoir sans savoir pour autant ce qu'il ignore...

4. La suite de son décès était prévisible...

5. Bien que je n'aie pas lu ce roman, il me paraît évident qu'aucune logique ne s'en dégage...


À défaut d'avoir un résultat à tout casser, certains m'auront bien fait rire!

Sur ce, je retourne à ma lecture : Le dictateur et le hamac.

© L'île déserte de Louis

dimanche, 01 avril 2007

Analyse littéraire, dissertation : L'Écume des jours, Fahrenheit 451, La nuit des temps, Vian, Comment devenir un monstre, cégep

Êtes-vous à la recherche d'aide pour votre future DISSERTATION portant sur L'Écume des jours, Comment devenir un monstre ou encore La nuit des temps ? Vous aimeriez avoir des résumés clairs et précis qui vous permettraient d'arriver en classe avec des réponses toutes faites ? Ne cherchez plus, la réponse à vos problèmes se trouve sur internet. Voici comment faire : lisez le livre que vous avez à lire. C'est tout.

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Toujours ici malgré tout ? Huummm... La ténacité est une grande qualité trop peu présente de nos jours. Si vous vous sentez vraiment perdu, cliquez ici.

© L'île déserte de Louis

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