vendredi, 27 octobre 2006
Je l'aimais par Anna Gavalda
A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché. (Quatrième de couverture)
J'aimerais débuter en précisant que je trouve dommage que le nom d'Anna Gavalda (auteure de Je voudrais que quelqu'un...) soit toujours accompagnée d'une fanfare publicitaire. Trop de popularité nuit à un auteur lorsque son nom devient plus connu que ses oeuvres. Ceci est malheureusement vrai pour Gavalda, dont l'écriture a réellement quelque chose de personnel et d'unique. Contrairement à certains autres écrivains (Marc Levy, Musso, etc.), Anna Gavalda évite le piège de la tartarinade sentimentale au profit d'une véritable histoire.
Je l'aimais est une très longue nouvelle ou un court roman, à vous de choisir. Une chose reste certaine, le bouquin se lit très vite. Anna Gavalda a ce don de prendre une histoire racontée mille fois (la pauvre femme qui se fait larguer par son égoïste de mari) et de la transformer en quelque chose de nouveau, cette fois en racontant le récit du beau-père de la "pauvre" femme.
J'ai lu ce roman en à peine quelques heures... et me suis ensuite interrogé pendant peut-être plus longtemps sur ma propre vie, signe que le récit suscite plus que de simples réactions d'admiration. Je l'aimais amène en effet une réflexion sur le sens de la vie, la vie faite de devoirs (famille, boulot, sécurité, etc.), de désirs et du courage de savoir prendre les bonnes décisions.
Plus j'y songe, plus je me dis que ce roman s'adresse davantage à un lectora masculin. Je m'explique... Anna Gavalda y aborde des sujets typiquement (pas toujours, mais souvent) masculins : l'incommunicabilité, le silence (plutôt que la parole) et un manque d'expressivité émotive. Enfin, peut-être est-ce moi qui suis dans l'erreur...
Reste que Je l'aimais vaut la peine d'être lu... et relu... et re-relu...
Anna Gavalda, Je l'aimais, éd. Le livre de poche, 2006 [2003], 154 pages, ISBN 2290340782.
00:20 Publié dans Romans | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Anna Gavalda


Commentaires
Bonour,
En ce qui me concerne, je n'aime pas les romans ni les nouvelles de Galvada... je me sens, étrangement, toujours exclu de ses histoires...
Au plaisisr de te relire
Ecrit par : Anne-Sophie | dimanche, 29 octobre 2006
Je te rejoins sur le fait que l'écriture de Gavalda est spéciale... Je suis personnellement fan. J'ai lu "Je voudrais que quelqu'un..." et "Ensemble", que j'ai vraiment adorés. Il me manque "Je l'aimais", et ton article me rappelle de le mettre en haut de ma PAL ;-)
Ecrit par : So | dimanche, 29 octobre 2006
@ Anne-Sophie, personnellement, je trouve que les livres de Gavalda ont cet étrange pouvoir de réchauffer le coeur... Peut-être est-ce signe que je vieillis plus vite que je ne le voudrais et que je deviens plus (trop?) sensible.
Ecrit par : Louis | lundi, 30 octobre 2006
@ So : Lors que je lis Gavalda, j'ai parfois l'impression de lire ce que j'aurais moi-même pu écrire. C'est, il me semble, sa plus grande force.
Ecrit par : Louis | lundi, 30 octobre 2006
J'ai lu celui-ci et ensemble c'est tout. J'ai aimé les deux.
En effet, je l'aimais, fait se poser des questions sur le sens de la vie et surtout sur le sens d'aimer.
C'est possible qu'il parle plus à un homme compte tenu du personnage du "beau-père" mais je pense qu'il parle à tout le monde qui a un moment ou à un autre, à le courage de se poser des questions sur sa vie !
Ecrit par : anjelica | mercredi, 24 janvier 2007
J'ai voulu vous laisser un commentaire sur un long dimanche de fiancailles mais je n'ai pas eu accès aux commentaires ?
Ecrit par : anjelica | vendredi, 16 février 2007
@ Anjelica : Je suis désolé, mais certaines notes sont "fermées" aux commentaires. Il s'agit des plus anciennes. J'ai, depuis plusieurs mois déjà, enlevé cette fonction. Cependant, une fois "fermée", une note ne peut être réouverte pour de nouveaux commentaires. Désolé. Merci pour votre visite.
Ecrit par : Louis | vendredi, 16 février 2007
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