mardi, 23 mai 2006

Fondation (tome 1) par Isaac Asimov

En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l’Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs... (Quatrième de couverture)

Isaac Asimov fut le premier grand auteur de science fiction. C’est d’ailleurs lui qui popularisa le mot « robot » au début des années 1950. Avec le cycle Les robots (I Robot), le cycle de Fondation (au total sept tomes) est aujourd’hui considéré comme une oeuvre fondamentale de la littérature du genre.

Pour Asimov, la création d’objets futuristes et de nouvelles technologies importe peu. Au-delà des batailles et des voyages interstellaires auxquels il nous convie, ce qui captive vraiment le lecteur est ce jeu d’échec dans lequel s’affrontent politiciens, marchands, soldats et prêtres.

Fondation est un récit sur la genèse et la lente mort d’un gigantesque empire. Certains y voient une version futuriste de la chute de Rome, d’autre une projection de ce que pourrait devenir l’une des super puissances actuelles.

Ce premier tome a ceci de particulier qu’il fut d’abord publié sous forme de feuilleton dans divers magazines américains. Voilà pourquoi certains évènements surgissent parfois de façon inattendue. La trame temporelle des cent premières pages déstabilise un peu du fait qu’Asimov change plusieurs fois de personnages centrales et d’époques. Ce procédé tend néanmoins à s’atténuer au milieu du roman (j’ignore pour qu’elles raisons éditoriales les nouvelles ont été « transformées » en roman).

Malgré sa narration parfois hyperactive, le premier tome de Fondation mérite d’être lu. Asimov maîtrise l’art de tenir ses lecteurs en haleine, l’intrigue ne se limitant pas qu’à un seul personnage, mais bien au futur de l’Empire en entier.

Un chef d’œuvre incontestable.

Isaac Asimov, Fondation [trad. de l'anglais par Jean Rosenthal], éd. Gallimard, coll. SF, 2000, 251 pages, ISBN 2070415708

© L'île déserte de Louis

Commentaires

Ah, Asimov !

TOUT les Asimov sont excellentissimes, tant le cycle des fondations que le cycle des robots... Magistral !

Ecrit par : BlueGrey | jeudi, 25 mai 2006

BlueGrey, je suis bien d'accord avec toi. Il faut malgré tout débuté par le cycle partant sur Les Robots, puisque le dernier tome de Fondation reprend certains éléments des Robots. D'une certaine façon, Terre et Fondation bouble la boucle.

Ecrit par : Louis Roussel | jeudi, 25 mai 2006

De passage ici,
j'en profite pour dire que je suis totalement fan "des robots" d'Asimov. C'est vraiment très classe !

Ecrit par : Cécile | jeudi, 01 juin 2006

Il est toujours fascinant de constater qu'un livre de science-fiction écrit il y a plus de 50 ans parvient encore à nous surprendre.

Ecrit par : Louis Roussel | jeudi, 01 juin 2006

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