vendredi, 17 février 2006
Opus Pistorum par Henry Miller
Parmi les horreurs littéraires que le XXe nous aura données, Opus Pistorum de Henry Miller se situe sans conteste en tête de liste.
Pour la petite histoire, sachez d’abord que ce roman n’était pas destiné à la publication. Écrit clandestinement vers 1941 pour de riches amateurs de lectures érotiques, Opus Pistorum se retrouva sur les tablettes des librairies en 1983, soit trois ans après la mort de Miller.
Pourquoi un tel retard ? Probablement parce que le livre contient quantité de scènes pornographiques pour déviants sexuels : relation complète avec des jeunes filles de treize ans, scatologie à souhait, viol, et j’en passe. L’obscénité traverse le bouquin d’une couverture à l’autre.
Pour faire vite, je dirai que le récit raconte la dérive sexuelle de certains personnages des deux Tropique (Alf, Tania, Sid) qui se perdent dans une abomination infecte.
Il aura été au-dessus de mes forces d’aller plus loin que la page 55. Opus Pistorum n’est pas le roman sulfureux que prétend la quatrième de couverture. Aucun érotisme ne s’y trouve. Rien ne vient exciter nos sens. Aucun sentiment ne naît avec la lecture de ce livre, si ce n’est qu’un profond dégoût.
Henry Miller, Opus Pistorum [trad. de l'anglais par Brice Matthieussent], éd. La Musardine... ne songez même pas à vous le procurer !
00:15 Publié dans Équarrissage littéraire et autres déceptions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Opus Pistorum


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