vendredi, 10 février 2006
La conjuration des imbéciles par John Kennedy Toole
Monsieur I. Abelman, P-DG et quasi-mongolien,
Nous avons reçu par la poste vos absurdes commentaires concernant nos pantalons, commentaires qui révélaient surtout votre complet manque de contact avec la réalité [...] Si vous nous importunez de nouveau, vous sentirez, Monsieur, la brûlure de notre fouet en travers de vos pitoyables épaules.
Agréez, Monsieur, nos coléreuses salutations. (p.114)
La conjuration des imbéciles, c’est près de cinq cent pages d’un délire continu dans lesquelles « évolue » Ignatus J. Reilly, un Tanguy dans la trentaine, sans emploi et cloîtré chez sa mère. Heureusement pour nous, Ignatus est aussi impoli et disjoncté que Tanguy pouvait être manipulateur et poli. Obèse, paranoïaque et grossier, il devra trouver un emploi suite à un malheureux et onéreux accident de voiture.
La conjuration des imbécile, c’est l’histoire d’Ignatus, obnubilé par son Journal d’un jeune travailleur (qu’il signe Daryl), qui travaillera avec nonchalance pour les Pantalons Lévi, puis pour un marchand de hot dog ambulant.
La conjurations des imbéciles nous fait rire tant par ses situations surréalistes que par le langage des personnages.
Il ne faut surtout pas se laisser décourager par la couverture quelconque et l’écriture très petite. Ce livre est un délice d’âneries qui nous ravit. L’assurance d’Ignatius est déroutante, et même dans les situations extrêmes on ne peut même lire de mauvaise foi de ce part.
John Kennedy Toole, La conjuration des imbéciles [trad. de l’anglais par Jean-Pierre Carasso], éd. 10/18, 2005, 478 pages, ISBN 2-264-03488-2.
© L'île déserte de Louis
07:30 Publié dans Curiosités littéraires, Romans | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ohn Kennedy Toole, classique, humour


Commentaires
Malheureusement ce roman là ne m'a pas accrochée du tout et ce n'est pas faute d'avoir essayé... Je l'ai commencé, arrêté, repris, mais l'humour de Toole ne vient pas me chercher du tout, si bien que j'ai finallement abandonnée le roman, déçue. Tant pis!
Ecrit par : Allie | dimanche, 12 février 2006
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